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Société et style de vie

De la mode ou du dévergondage ?

27 octobre 2021, Arouna Sissoko
De la mode ou du dévergondage ?

ourquoi avoir choisi brusquement un mode d’habillement qui dérange les autres et avilit les jeunes eux-mêmes ? Poser cette question n’est que pure vileté pour les jeunes.

Le phénomène n’est pas nouveau dans notre pays, mais il a pris une telle ampleur ces dernières années qu’il devient chaque jour, un peu plus, un problème de société. De nombreux jeunes filles et garçons, pour diverses raisons, se livrent à une débauche très inquiétante. Nos habits ne sont plus fabriqués pour couvrir nos corps. Et, les jeunes maliens veulent à tout prix s’inspirer des vedettes de films…

Tenues vestimentaires provocatrices, prostitution, sites de rencontres, maraboutisme…, la liste ne saurait être exhaustive…Tout se passe désormais dans ce pays. Le dambé, horoya et ladamu sont en passe de devenir un dépotoir culturel où toutes les pratiques que la morale réprime élisent domicile sans que personne ne s’en offusque.

Autant notre époque se distingue par l’avènement de la technologie de pointe dans les domaines de l’internet (facebook, tweeter) et des téléphones mobiles dits Smartphones -qui ont tendance à remplacer l’être humain dans ses activités-, autant ces choses constituent de nos jours des moyens de déperdition culturelle.

Est-ce ce qui explique aussi le délitement des valeurs et mœurs qui ont jadis caractérisé notre culture, nos coutumes et nos religions ?

De nos villages en passant par nos grandes villes, des jeunes filles et garçons s’habillent en exposant les parties sensuelles de leur corps. Est-ce la mode ou le dévergondage ? On ne sait vraiment pas. Dans tous les cas, le temps est venu de songer à nos valeurs ancestrales. D’autant que pour beaucoup de jeunes d’aujourd’hui, s’habiller bien ne signifie plus «se couvrir le corps » mais l’exploser à l’appréciation du monde. C’est ainsi que les usines de fabrique de prêt-à-porter ont très vite compris que les habits ne sont plus destinés à couvrir la nudité du corps des jeunes mais plutôt à faire découvrir les parties du corps (dos, seins, nombril, cuisses etc.).

Patatras : les jeunes ont perdu tous repères et s’en remettent aux archétypes que lui inculque une minorité de privilégiés pas toujours exempts de reproches et que le hasard du destin a propulsés au devant de la scène : célébrités, stars de la musique, du cinéma ou des feuilletons.

Si auparavant, nos sœurs se faisaient respecter par leur politesse et leur manière sobre de s’habiller (leur beauté s’appréciait à l’aune de leur pudeur, leur respect envers leurs parents et l’entourage), aujourd’hui, bon nombre d’entre elles font plutôt le contraire.

Pourquoi avoir choisi brusquement un mode d’habillement qui dérange les autres et avilit les jeunes eux-mêmes ? Poser cette question n’est que pure vileté pour les jeunes.

En attendant de jours meilleurs, nos écoles et autres lieux de rencontres sont devenus des endroits où chacun est obligé de ressembler à Justin Biber, La fouine, Rihanna, Shakira…, pour être accepté par le groupe. La luxure a de beaux jours devant elle !
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