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Amour et famille

Faut-il transmettre une éducation sexuelle à nos enfants ?

27 octobre 2021, Seytoo
Faut-il transmettre une éducation sexuelle à nos enfants ?

L’éducation sexuelle est une dimension importante qu’il ne faut pas négliger. Or, ce n’est pas un sujet facile à aborder, c’est pourquoi beaucoup de parents sont gênés, mal à l’aise, voire refusent de parler de ça avec leur enfant. Parce qu’ils ne savent pas quoi dire, comment le dire, alors ils préfèrent éviter d’aborder ce thème. Mais peut-on leur en vouloir quand on sait que pour la majorité d’entre eux, cela n’a jamais été un sujet de discussion avec leurs propres parents, sentant bien qu’il ne fallait pas évoquer « ces choses là ». Cela est d’autant plus vrai dans notre culture. Alors comment faire pour trouver les mots justes ? Comment trouver la bonne manière ?

Cet article vous apportera quelques pistes, quelques éclaircissements qui pourront, je l’espère, vous apporter des réponses.

En fait, l’apprentissage culturel de la sexualité commence dès la petite enfance. Le bébé vit dans un environnement familial, et c’est donc tout naturellement les parents qui sont ses premiers éducateurs.

Durant la toute petite enfance, la communication entre parents-bébé se fait surtout par le toucher et le regard. Le bébé existe parce qu’il est touché, caressé, manipulé, ce qui lui procure les premières sensations corporelles (là c’est ma jambe, mon bras s’arrête ici…). Cependant, le parent ne touche pas son appareil génital de la même manière que les autres parties de son corps. Ça sera toujours dans le cadre de la toilette, et quand l’enfant est encore petit. Ainsi, l’enfant apprend très tôt que cette région lui appartient et qu’il doit en prendre soin intimement.

A partir de 3-4ans, l’enfant acquiert le langage. Et comme l’enfant est un être naturellement curieux de toutes choses, il va poser des questions sur tout ce qui l’entoure, et la sexualité en fait partie. Il faut savoir que l’enfant apprend très tôt à différencier une fille d'un garçon, et qu’il sait à quelle catégorie il appartient, ce qui lui permet de se comporter très tôt comme une fille ou un garçon de sa culture, en imitant son père ou sa mère.

A cette période, l’enfant demandera « comment fait-on les bébés? ». Cette question nous surprend toujours et nous déstabilise. On se demande comment et quoi lui répondre. En fait, à travers cette question, il veut s’assurer qu’il est bien l’enfant de ses parents, se rassurer sur son identité et ses origines. Une des réponses possibles est de lui expliquer qu’il est le fruit de l’amour entre ses parents, et qu’il a été attendu et accueilli avec beaucoup de joie.

C’est également un âge où nous pouvons le surprendre entrain de toucher son organe intime. Par ce geste, il le découvre, l’explore, et pourra poser des questions sur ses découvertes. C’est à partir de cette période qu’il faut instaurer un dialogue, parce qu’à 3-4 ans, il est capable de comprendre ce que lui dit l’adulte. Il faut toutefois faire attention à ne lui dire que ce qui concerne un enfant de cet âge.

Durant la préadolescence (à partir de 9-10ans), l’enfant peut être angoissé parce que son corps commence à changer en même temps que l’aspect psychologique. Les interrogations qu’il peut avoir, il les posera surtout au parent du même sexe (« que sont les règles ? » par exemple), mais à condition qu’il sente que le dialogue est toujours possible. Si le dialogue s’interrompt, il ira chercher les réponses ailleurs. Il est important de définir les règles et les limites, en expliquant évidemment les raisons, sinon l’enfant ne comprendra pas, et ne les intégrera pas.

A l’adolescence (à partir de 13-14ans), c’est le printemps de la vie. Souvent, les besoins et les envies de l’enfant entrent en conflit avec les interdits parentaux. Cela se traduit alors par une révolte contre l’autorité, en ayant par exemple de mauvaises fréquentations. Par ces attitudes, l’adolescent veut se détacher de ses parents pour s’autonomiser et se connaître en tant que futur adulte. L'enfant connaît les limites, mais il est toujours utile de les lui rappeler. Il parlera plus facilement à ses amis qui ont les mêmes préoccupations que lui. C’est normal qu’il se sente gêné de parler de ça avec ses parents. Mais cela ne doit pas interrompre le dialogue qui sera toujours possible si les parents ne le considèrent plus comme un enfant. Tout en évitant que l’enfant vive cela comme une intrusion, les parents peuvent évoquer les valeurs, les interdits, les permissions ou alors expliquer que la sexualité est comme toute chose, elle obéit à des règles dont la principale est l’institution du mariage. L’enfant attend de ses parents qu’ils l’encouragent à prendre son envol à l’intérieur des règles fixées, car il a besoin de limites précises à respecter, même s’il ne le formule pas. Les interrogations de l’adolescent porteront sur ses amis, son entrée dans la vie adulte et l’éveil de sa propre sexualité.

Il n’existe pas de recettes miracles ou de formules toutes faites, parce que chaque famille est différente, et chaque enfant évolue à son propre rythme. Le rôle fondamental des parents, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, est un rôle d’accompagnement nécessitant le maintien du dialogue, garant du lien affectif et de la continuité de l’éducation.
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