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Chronique

Identité (11, fin), by Choolida

16 mars 2020, Choolida

Le cri d’Omar déchire la nuit comme un sabre. Il effraierait un fauve. Les secours arrivent avec ma mère. Elle est encore plus effarée que lui. Une équipe me charge dans un brancard, l’autre nettoie les lieux.

L’homme est issu de son père et de sa mère. Il peut quitter ce monde par une infinité de chemins. Pourquoi rendre le mien si tragique. L’être que je suis vient de mon père et de ma mère et repart par mon père. Je n’ai pas eu le temps d’aimer, le temps de dire tout ce que je ressens, de vivre tout ce que j’avais à vivre qu’il me prive de l’unique bien qu’il m’ait jamais donné. Dieu est si injuste. Si Lui-même l’est pourquoi blâmer l’injustice humaine ? Pourquoi nous laisser traîner à travers l’existence à la recherche d’un bonheur qui une fois atteint nous échappe comme du sable ? Si le but de la vie est le bonheur et le but du bonheur de nous échapper, pourquoi nous avoir créé, pourquoi dire nous aimer ?

Une chose est sure Dieu nous aime et nous devons l’aimer au-delà de la crainte, de la menace d’être privé du Paradis. Qu’il y ait Enfer ou Eden, il mérite notre amour. Et toutes ces épreuves qui nous amènent à le maudire ne sont que des orages passagers qui couvrent l’immense bonheur qu’il nous réserve. Nietzsche, celui qui renia Dieu de toutes les manières possibles, sur son lit de mort me revient : « Et pourtant Dieu existe ».

***

Le cri d’Omar déchire la nuit comme un sabre. Il effraierait un fauve. Les secours arrivent avec ma mère. Elle est encore plus effarée que lui. Une équipe me charge dans un brancard, l’autre nettoie les lieux.

***

Quelques années plus tard...

Un avion survole une île déserte du Pacifique. Tout d’un coup deux ombres adultes se jettent de l’appareil et atterrissent dans une clairière. Elles se faufilent dans la jungle silencieusement avec une belle complicité. Une maison apparaît, magnifique. Aucun garde. Elles pénètrent dans une demeure par un accès secret, gravissent une volée de marches et débouchent dans un couloir. Elles entrent lentement dans une chambre. Il y a un berceau, elles s’approchent. Un merveilleux bébé dort paisiblement.

- Il dort. Il est magnifique. Il te ressemble Omar.
- Je trouve qu’il a tes yeux Fanta. Je rends grâce à Dieu qu'il ait plus pris de toi que de moi. Mais surtout je remercie le Créateur de t'avoir sauvé cette fameuse nuit...
- Merci chéri, n'y pensons plus ce ne sont que de douloureux souvenirs. On devrait aller rendre visite à ma mère la semaine prochaine. Ça fait longtemps qu’elle n’a pas vu son petit-fils.
- Bonne idée.
- Allons dormir, nous méritons un bon petit somme après la mission de ce soir. Nous formons une sacré équipe. Je t’aime pour toujours.
- Moi aussi Fanta. Je t’aime. Pour toujours.
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