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Analyses

À quand la fin du néocolonialisme français dans les universités sénégalaises ?

16 novembre 2021, Ibrahima Bâ, Étudiant à la FLSH de l’UCAD, Militant du FRAPP
À quand la fin du néocolonialisme français dans les universités sénégalaises ?

L'impérialisme français suit son court au niveau de la pédagogie de L'UCAD ! « L'impérialisme, tel le chasseur de la préhistoire, tue d'abord spirituellement et culturellement l'être, avant de chercher à l'éliminer physiquement » dixit Cheikh Anta Diop.

Depuis des années, nous assistons à une baisse totale du niveau des étudiants sénégalais due à un budget insignifiant alloué à la recherche. À cela s’ajoute un manque fulgurant de moyens de documentation, parce que tout simplement la bibliothèque est encombrée que d'œuvres françaises (histoire de Marseille, la cartographie de Nancy...). On en a marre d'apprendre des histoires de l'Allemagne, France, Brésil, USA... Alors que certaines personnes pour ne pas dire tout simplement les étudiants ne connaissent pas l’histoire de la Casamance, du Fouta, de Thierno Souleymane Baal, de Omar Blondin Diop...

Ce qui rend plus compliqué les apprentissages est cette langue importée, mais pourquoi pas essayer avec nos langues nationales?

Le pire se trouve dans les amphithéâtres, où les étudiants sont obligés d'être plus de mille têtes pour suivre un cours magistral sans oublier les problèmes sociaux comme la restauration et les logements, qui constituent un véritable casse-tête pour les étudiants, dont la plupart finissent par se décourager, préférant faire des préinscriptions pour l'étranger et particulièrement la France. Cette préinscription fait la promotion du « Brain Drain », autrement dit la fuite des cerveaux. En effet, ces ressources humaines qui pouvaient servir le Sénégal se voient obligées de quitter. En outre, ces jeunes devraient être gardés à l'intérieur afin d’exploiter leurs capacités intellectuelles.

Cependant, combien sont les étudiants qui sont partis poursuivre leurs études à l'étranger avec l'argent du contribuable sans rien apporter en retour à leur pays d'origine? D’ailleurs, pour se présenter à cette préinscription l'étudiant doit nécessairement s'acquitter des frais de dossier non remboursable à hauteur de 75000 FCFA. Une arnaque dans la mesure où le ratio des acceptations ne représente qu’une petite portion des demandes : la France se sucre sur le dos des étudiants Sénégalais !

À ce rythme, l'état se doit de faire un choix entre :

1) Renforcer et revisiter le système éducatif, les conditions pédagogiques et sociales dans toutes les universités.

2) Encourager l'impérialisme dans notre système éducatif et ternir avec témérité la diplomatie sénégalaise. Cette préinscription à travers campus France, prend les meilleurs dans le but d'encadrer ces étudiants dans ce néocolonialisme. En guise d'exemple, on peut citer le dernier sommet de France-Afrique à Montpellier avec la présence de cerveaux qui ont subi un lavage complet.

Je ne saurais terminer mes écritures sans souligner l'importance d'avoir un système éducatif sénégalais. Autrement dit, le système doit enseigner la tradition, la culture africaine et plus particulièrement sénégalaise. Cheikh Anta Diop disait qu’on ne peut pas se développer avec la langue et la culture d'autrui.

Voilà en quoi l'État s'activerait pour éradiquer ce phénomène qui montre la faiblesse de la diplomatie sénégalaise et à combien l'impérialisme est présent en Afrique et au Sénégal.
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