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Amour et famille

Que pouvez-vous faire face à une absence prolongée de votre conjoint ?

27 octobre 2021, Seytoo
Que pouvez-vous faire face à une absence prolongée de votre conjoint ?

Attention à la bigamie !

Que dit l’Islam sur la disparition ou l’absence prolongée des conjoints. Pendant combien de temps, l’époux ou l’épouse devrait-il attendre dans les liens du mariage ? Les éclairages, d’Oustaz Mor Thiam, prédicateur à la Radio Futurs Médias (Rfm).

«L’Islam est une religion de paix et de consensus. Dans le Coran, il est clairement indiqué que la contrainte n’existe pas dans la religion musulmane. C’est pourquoi, le Prophète a toujours conseillé à deux personnes qui ont un différend de se référer à l’Islam et à la Sunna. L’Islam n’a jamais laissé un seul problème insoluble ». Même pas, « l’émigration qui a toujours existé», a d’emblée déclaré le prédicateur.

Et d’ajouter : «quand une personne part en voyage, en empruntant n’importe quelle voie, avant de décider qu’elle est morte, l’Islam recommande qu’on fasse des investigations par tous les moyens (correspondance, téléphone, envoi d’émissaire ou des personnes avec qui elle était partie…). Il faut investiguer pour savoir si la personne est morte ou pas ? Si elle est emprisonnée ou pas ? C’est seulement après qu’on peut décider de ce qui va advenir du mariage».
Mieux ajoute-t-il, «même si la personne part en laissant son épouse pendant un, deux, trois, voire six sans, sans donner de nouvelles, on ne prononce pas automatiquement le divorce. Si l’épouse peut continuer à patienter, elle reste dans les liens du mariage». En revanche, s’est-il empressé de préciser : « si elle dit qu’elle n’en peut plus, elle doit déclencher une action en justice pour rompre le mariage».

A partir de cet instant, fait-il remarquer : «le juge ou le procureur déclenche une enquête. C’est au bout de quatre années que le divorce sera prononcé». Il précise que «si entretemps, la personne revient, la femme reste son épouse. En revanche, si elle ne revient pas, ni ne donne signe de vie pendant les quatre années, la femme est libre d’aller ailleurs». Retenez donc, conclut-il, qu’ « il faut impérativement faire une enquête. Après les investigations, la femme va attendre quatre ans avant que le divorce ne soit prononcé».

Si la femme se remarie sans respecter ce délai, elle peut être poursuivie pour bigamie. Mieux, ajoute Oustaz Mor Thiam, «l’Islam condamne même ceux qui ont prononcé le divorce». Et pour cause : «le Prophète a dit que le mariage appartient à celui qui a payé la dot. Il faut impérativement respecter le processus».

Attention à la bigamie !

Quid de la règle qui soutient que l’attente d’une femme ne doit pas dépasser six mois ? Selon Oustaz Mor Thiam, «ce sont les interprètes qui ont entretenu une telle confusion. Ça s’est produit sous le règne de Seydina Umar, deuxième Khalife du Prophète (PSL). Il était entrain de se promener pendant la nuit. Il est passé devant une chambre d’une femme et il l’a entendu dire : «si mon mari était là, mon lit allait bouger comme les lits de mes voisines». Il a automatiquement compris ce que cette femme voulait dire. Il est alors parti interpellé sa fille Hafsa qui était une des épouses du Prophète en ces termes : «combien de temps, une femme peut-elle rester sans être avec son époux ?» Hafsa lui répond : «au maximum, six mois». C'est-à-dire les quatre mois, dix jours, qui constituent la période de deuil et un mois, vingt jours, pendant lesquels, elle reprend goût à la vie en se faisant belle. Hafsa ajoute : «mais si le délai dépasse six mois, elle reste dans la patience qui devient intenable». C’est à partir de ce moment que Umar a pris une décision en disant que «tout soldat qu’il envoie au front, doit impérativement revenir chez lui, même si c’est pour trois jours avant de repartir».
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