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Amour et famille

Comment pensent les femmes, victimes d’amour ?

26 octobre 2021, Seytoo
Comment pensent les femmes, victimes d’amour ?

Que faut comprendre de la psychologie des victimes d’amour ?

Beaucoup d’entre nous vivent comme victimes d'un divorce imposé par un partenaire infidèle. Un certain travail psychique se met en place, imposé par cette blessure narcissique grave de l'image de soi : désidéalisation de l'autre et du couple, reconnaissance d'un échec.

Mais tous ne dépassent pas ce stade, et se maintiennent en tant que victimes, projectivement, sans supporter l'idée de leur propre participation psychique personnelle à cet échec entièrement imputé à l'autre. Sans devenir tout à fait paranoïaques, ils ne progressent guère dans la conscience critique d'eux-mêmes. Aussi sont-ils souvent conduits à se chercher d'urgence un nouveau couple, compensateur, en attendant tout aussi projectivement du nouveau partenaire ce qui a manqué au premier. Nouveau couple par conséquent référé au premier, négativement plus que positivement, et dont la probabilité de survie n'est guère supérieure à celle du premier.

D'autres, souvent plus atteints par l'échec, ressentent intensément la blessure narcissique que leur renvoie une image personnelle d'incapacité à être aimé. Ce sentiment de non-valeur met gravement en jeu le désir de survivre : un accident mortel peut alors les achever.

D'autres, profondément blessés pourtant, construisent des aménagements plus ou moins durables par lesquels se réorganise leur équilibre narcissique, c'est-à-dire une image suffisamment positive de soi-même. Ils investissent d'autres objets, au sens psychanalytique du terme : profession, activités, amitiés, idéaux, etc., aussi bien que de nouveaux liens, familiaux ou pas. C'est dans des conditions psychiques renouvelées qu'ils pourront réaliser de nouveaux choix de vie.

Notre observation soutient l'idée qu'il y faut du temps, un authentique temps de solitude, du moins sans nouveau lien précipité de couple, à fonction analgésique : le temps, peut-être, d'apprendre à moins dépendre des affects d'autrui, et de l'amour d'un seul autre, supposé combler toutes les insuffisances personnelles.
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