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Amour et famille

Amour, comment maîtriser vos sentiments ?

27 octobre 2021, Diarra Faye
Amour, comment maîtriser vos sentiments ?

On dit « tomber amoureux », c’est très révélateur. Cela signifie que je n’ai pas décidé d’aimer, que cela m’est tombé dessus, que je suis passif.

Il est très important de faire cette distinction, car un jeune qui éprouve un sentiment amoureux croit sincèrement qu’il aime. Or le sentiment peut aller et venir, me surprendre de nombreuses fois, parfois dans un court laps de temps. Il se situe au niveau du désir, donc du corps.

C’est très différent d’aimer, décision de la volonté. Aimer, c’est désirer se donner à l’autre pour son bien, son bonheur. Le désir en soi n’est ni bon ni mauvais, tout est dans la façon de le gérer. Je prends souvent la comparaison du cavalier (la volonté) et de sa monture (le corps). Il faut tenir le cheval avec des rênes courtes pour ne pas aller trop tôt, trop vite, trop près.

Comment maitriser un sentiment amoureux ?

En se taisant ! Le silence sur ce que l’on ressent permet de prendre de la distance, et parfois de percevoir assez vite qu’il n’était pas si profond.

Mais c’est un effort difficile à demander à des jeunes habitués à faire ce qu’ils veulent quand ils en ont envie. Sont-ils capables d’attendre la personne qu’ils aiment, de la respecter, quand ils ont tant de mal à se priver pendant une journée de leur portable ?

Se pose donc la question de la volonté et de l’éducation à la frustration. Apprendre à attendre se fait dès l’enfance par l’entrainement de la volonté. Si on prescrit de mander deux tartines pour le goûter ou de faire son lit tous les matins, on fait en sorte que les enfants s’y tiennent. Le sport peut permettre de se dépasser : apprendre à marcher jusqu’au but fixé, attendre la pause pour boire… Sous prétexte de bien-être de bien, on passe souvent à côté de ces limites anodines qui font l’éducation.

L’apprentissage de l’engagement passe aussi par des frustrations : assister à la réunion scoute malgré une réunion familiale… Quand le jeune a surmonté la difficulté, il découvre la joie de l’effort accompli, et c’est le rôle du parent de verbaliser cette joie intérieure. Si le plaisir est bon en soi, il est éphémère, tandis que le bonheur se construit dans la durée.
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