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Pression populaire, perte des sponsors : Le comité Miss Sénégal s’excuse

20 novembre 2021, Le Quotidien
Pression populaire, perte des sponsors : Le comité Miss Sénégal s’excuse

Le viol suivi de grossesse, que la Miss Sénégal 2020 aurait subi, a soulevé un torrent de réactions au Sénégal. Des réactions d’indignation, surtout devant les propos tenus par la présidente du Comité d’organisation de Miss Sénégal, Amina Badiane, qui sont assimilés à de l’apologie du viol. Acculés par les Sénégalais, les sponsors commencent à tourner le dos au comité dont la présidente a fini par présenter des excuses.

Après les révélations fracassantes de Fatima Dione, miss Sénégal 2020, et de sa mère sur le viol suivi de grossesse qu’elle a subi, la polémique s’est emballée. Une polémique alimentée par les propos irréfléchis de la présidente du comité d’organisation, Amina Badiane, qui, en conférence de presse, a souligné que la miss était responsable de son viol, puisque majeure.

Des propos qui ont mis le feu à une affaire déjà très malodorante.
Dans une vaine tentative d’éteindre ce feu, Amina Badiane a présenté des excuses dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, hier en fin d’après-midi. Les réactions d’indignation des internautes, devant les propos qu’elle avait tenus la veille, ont abouti au lancement d’une pétition par le Groupe Facebook Ladies Club qui a recueilli plus de 17 mille signatures en quelques heures. «Nous demandons le retrait immédiat de la licence d’exploitation de ce comité et sa dissolution qui fait clairement, par la voix de sa présidente, l’apologie du viol. Nous ne saurions tolérer qu’une femme, avec ces idées, continue de représenter la beauté et l’élégance sénégalaise», écrivent ces femmes pour motiver leur action.

Selon le journal Libération, le Procureur devrait entrer dans la danse, dans les prochaines heures, en activant la sureté urbaine. Il faut dire que depuis hier, les langues ont commencé à se délier et plusieurs anciennes participantes au concours ont dénoncé les mauvaises conditions de participation, les contrevérités qu’aurait racontées la présidente du comité lors de sa conférence de presse. Certaines allant même jusqu’à évoquer le proxénétisme. Des accusations dont la gravité rendent incontournable une mise en branle du Parquet, même si d’aucuns subodorent que de hautes autorités du pays pourraient être éclaboussées par ces pratiques d’exploitations sexuelles de jeunes filles.

Retrait du sponsor Cfao
Les premiers dommages sur la vitrine du Comité Miss Sénégal n’ont pas tardé. Un des sponsors leaders de l’organisation, Cfao motors Sénégal, a décidé de retirer ses voitures. «Cfao motors Sénégal condamne fermement les propos tenus par la présidente du Comité Miss Sénégal. Ces propos vont à l’encontre de nos valeurs. Par conséquent, nous avons décidé de mettre un terme au partenariat avec le Comité Miss Sénégal et retirons tous nos véhicules», annonce la compagnie, dans un communiqué. Ce n’est pas tout puisque le Groupe de presse E-media invest, cité parmi les partenaires de l’organisation, a aussi sorti un communiqué pour protester contre l’utilisation de son logo et se démarquer de tout partenariat. «La Direction générale du groupe E-Media Invest tient à préciser que la chaîne de télévision iTv n’est associée, ni de près ni de loin, à ce concours», indique la Direction générale du groupe.

D’autres sponsors devraient prendre le même chemin, au vue de l’indignation collective soulevée par ces témoignages d’anciennes miss, mais surtout devant les propos de la présidente du comité d’organisation qui sont assimilés à une apologie du viol. C’est la campagne que mène, sur les réseaux sociaux, @Femmes Sénégalaises qui interpelle les mèches Darling ou encore Kirène, Canal + et la Royal air Maroc (Ram) et d’autres sponsors de l’organisation.

Même l’Ong Jamra s’est fendue d’un communiqué pour condamner ces propos. Mais l’organisation de Mame Matar Gueye ne s’est pas gênée aussi pour remettre en question l’organisation de tels concours. «Jamra alerte le Procureur de la République, en lui demandant d’ouvrir une information judiciaire sur les dessous sulfureux de ces compétitions, souvent infiltrées par des maquereaux qui, en complicité avec des proxénètes internationaux, promettent monts et merveilles à ces jeunes filles crédules, en quête de gloire. Et qui n’ont eu que le tort de chercher à échapper aux rigueurs de la crise économique, en exhibant leurs atouts féminins.»
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